
Avec l’âge, nous devenons un peu plus lents, année après année. Mais pas Manfred Jauch

Tous ceux qui s'entraînent régulièrement connaissent le dilemme : que se passe-t-il lorsque je suis malade, blessé, en vacances ou que j'ai simplement besoin d'une pause? À quelle vitesse perd-on sa forme lors d’une interruption — surtout pendant la phase délicate de préparation au marathon ?
C'est précisément la question qu'a explorée une équipe de chercheurs de l'University College Dublin dirigée par Ciara Feely. Les chercheurs ont analysé un vaste ensemble de données d'entraînement téléchargées sur Strava par près de 300 000 marathoniens entre 2014 et 2017. Dans cet ensemble, ils ont identifié 43 933 coureurs ayant terminé un marathon après une pause d'au moins sept jours dans les 12 semaines précédant la course — et ayant également couru un autre marathon sans interruption d'entraînement.
L'objectif : découvrir comment les pauses d'entraînement d'au moins une semaine affectent la performance en compétition.
L’analyse montre que les pauses d’entraînement sont fréquentes — et souvent inévitables.
Le participant moyen avait environ 40 ans, courait trois fois par semaine et parcourait environ 40 km. Les hommes représentaient la majorité de l’échantillon (233 000, temps moyen : 3h59) contre 59 000 femmes (temps moyen : 4h24). Les résultats s'appliquent donc à des coureurs amateurs — il n’est pas garanti qu’ils soient valables pour les athlètes élites.
Les effets sur le temps final sont mesurables — mais pas catastrophiques :
Fait intéressant : les hommes ont connu une plus forte baisse de performance que les femmes. Les chercheurs estiment que les hommes maintiennent plus souvent leurs objectifs ambitieux malgré la pause, surestiment leur forme — et en paient le prix le jour de la course. Les jeunes coureurs et ceux visant un temps sous les 4 heures sont également plus touchés.
Sans surprise : les pauses survenant entre 3 et 7 semaines avant la course ont un impact plus important que celles ayant lieu 8 à 12 semaines avant. Les trois dernières semaines de préparation (phase de réduction) ont été exclues de l’analyse.
Les résultats de cette analyse ne donnent pas de recommandations personnalisées, mais fournissent des repères utiles pour ajuster tes objectifs si une pause s’impose :
Cette analyse à grande échelle montre que les interruptions d’entraînement font partie du processus — et ne sont pas synonymes d’échec. Ceux qui ajustent intelligemment leurs attentes et reprennent progressivement peuvent encore réussir leur course. Même les professionnels prennent des pauses — et avec un bon état d’esprit, ton marathon peut rester une réussite.

Avec l’âge, nous devenons un peu plus lents, année après année. Mais pas Manfred Jauch

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