
A intervalles irréguliers, nous publions dans cette rubrique une interview avec une personnalité sportive. C'est aujourd'hui Diego Pazos, Ultra Runner de l’année 2015 et 2016 et vainqueur de l’Eiger Ultra Trail.

Lorsque le soleil levant baigne la plage d’une lumière dorée et que les vagues viennent doucement caresser le sable de la plage, les sportifs d’endurance ont une envie irrésistible d’en profiter. Pour les sportifs enthousiastes, et au même titre que la glace faite maison le soir sur la Piazza, les courses sur la plage doivent figurer au programme des vacances. Mais ce qui est valable pour la glace l’est aussi pour l’entraînement sur la plage: il ne faut pas avoir les yeux plus grands que le ventre. Il s’agit donc de planifier son entraînement consciencieusement et de manière mesurée afin de ne pas s’enliser.
Il est important de garder à l’esprit que tous les types de sable ne se ressemblent pas. Courir sur du sable meuble ou dur (et en pente) le long de l’eau joue un rôle décisif. Le sable meuble absorbe les forces mises en place pour la course. En comparaison avec un élan similaire sur de l’asphalte, l’énergie utilisée dans du sable meuble est pratiquement double. Si vous avez l’habitude de vous entraîner exclusivement avec des chaussures au bon amorti et sur de l’asphalte, vous allez subitement sentir vos muscles du pied et du mollet en vous enfonçant jusqu’aux chevilles dans le sable. Et ce d’autant plus si vous courez pieds-nus dans le sable, car votre style de course se modifie alors naturellement pour faire travailler davantage l’avant et le milieu du pied.
Mais voici le revers de la médaille: si vos muscles des pieds et des mollets ne sont pas suffisamment entraînés, courir régulièrement dans le sable peut rapidement entraîner une sollicitation excessive de l’appareil locomoteur. Épine calcanéenne, périostite tibiale ou problèmes au tendon d’Achille peuvent être les conséquences d’un entraînement excessif dans le sable.
Le sable dur l’est plus que ce que l’on croit et a donc un effet similaire à celui de l’asphalte. Si vous réalisez de manière euphorique une course d’une heure pieds-nus sur la plage au début des vacances, vous serez sans doute punis le lendemain par des courbatures dans le mollet. Voici donc un aperçu des règles principales à respecter pour une course dans le sable:
Si vous réalisez votre entraînement de course dans le sable avec des chaussures, vous pouvez organiser votre séance de nombreuses manières différentes:
Si vous décidez de courir sans chaussures sur la plage, vous faites non seulement du bien à vos muscles, mais vous offrez en plus un massage bénéfique à votre voûte plantaire. La manière la plus agréable de courir dans du sable meuble est pieds-nus. Ce faisant, notez bien que selon la vitesse de course et les propriétés du sable, la peau des pieds peut être rapidement sollicitée, et si le sable présente un grain épais, des zones d’irritation dues aux frottements peuvent apparaître. Il est donc recommandé d’intégrer les exercices suivants dans un «programme sable»:

A intervalles irréguliers, nous publions dans cette rubrique une interview avec une personnalité sportive. C'est aujourd'hui Diego Pazos, Ultra Runner de l’année 2015 et 2016 et vainqueur de l’Eiger Ultra Trail.

Nos pieds sont une formidable évolution de la nature nous permettant une connexion directe avec le sol. Ils se composent de 26 os, près de 30 articulations, plus de 100 ligaments et 200 tendons, et, grâce à eux, nous pouvons nous déplacer sur des kilomètres. C’est du moins ce que nous attendons d’eux.