
Pas d'effort, pas de récompense. Tout le monde le sait. Mais il n’est pas forcément nécessaire de faire encore plus d’efforts pour mieux réussir; mieux vaut s’entraîner de la façon la plus intelligente possible.

Andrea Salvisberg a vécu pendant de longues années dans l'ombre de ses frères Lukas et Florin. Mais à l'âge de 27 ans, il a réussi à décrocher sa place aux Jeux olympiques. Ce sportif originaire de l'Emmental, dont la nage est la force, se rendra à Rio avec Sven Riederer.
Les Jeux olympiques de Rio étaient ton grand objectif pendant des années. Tu as désormais réussi les qualifications et tu peux commencer à planifier ton entraînement. De quoi seront faits les prochains mois?
L'année dernière, je me suis beaucoup investi physiquement et j'ai participé à de nombreuses compétitions pour pouvoir avoir la qualification en poche le plus tôt possible. J'ai maintenant le temps de me préparer au mieux pour cette course d'envergure. Louis Heyer joue un rôle important dans mon entraînement; il me fournit un super planning de course depuis le mois de janvier.
Tu as été accompagné par différents entraîneurs dans ta préparation pour Rio. Quels sont les trois meilleurs conseils que tu aies reçu d'eux et qui pourraient aussi être utiles aux coureurs amateurs?
Mon premier conseil est sans aucun doute d'avoir confiance en son entraîneur! Chacun de mes entraîneurs avait des méthodes différentes et chaque méthode peut avoir un impact positif sur les performances des athlètes. Mais lorsque l'on fait confiance à 100 % à son entraîneur et que l'on suit son programme à la lettre, c'est à mon avis là que l'on obtient les meilleurs résultats. Je conseillerais aussi de bien faire attention à son alimentation (on ne peut pas donner de l'engrais à une Ferrari ;)) et de ne jamais oublier le bonheur du sport et du quotidien en dehors du sport! C'est la seule façon d'atteindre le meilleur de ses performances.
Tu participes à des courses sur différents continents avec différents fuseaux horaires. Que surveilles-tu en priorité quand tu pars pour un long voyage dans un pays étranger avec un décalage horaire?
J'ai la chance de ne pas souffrir du décalage horaire. En vol, par contre, je veille à emmener beaucoup à boire et à porter un tricot de corps avec un col pour me protéger contre la climatisation; avant le vol, j'utilise une crème nasale pour éviter que mes muqueuses ne se dessèchent. Cela me permet d'arriver en meilleure forme à destination et d'avoir moins de mal à m'adapter.
De nombreux sportifs amateurs aimeraient participer à un triathlon au moins une fois dans leur vie. As-tu des conseils à leur donner?

Pas d'effort, pas de récompense. Tout le monde le sait. Mais il n’est pas forcément nécessaire de faire encore plus d’efforts pour mieux réussir; mieux vaut s’entraîner de la façon la plus intelligente possible.