
A intervalles irréguliers, nous publions dans cette rubrique une interview avec une personnalité sportive. C'est aujourd'hui Jolanda Neff, championne du monde, championne d'Europe et championne aux Jeux européens.

C’est un peu à la surprise générale, qu’à la fin de l’année dernière, Thomas Litscher est monté sur le podium des championnats du monde. Seuls Nino Schurter et Jaroslav Kulhavý étaient plus forts que l’ancien champion du monde des moins de 23 ans.
Au printemps, tu as dû subir une opération de la hanche. Comment en es-tu arrivé là et comment as-tu organisé la reprise de ton entraînement?
Les troubles étaient présents en permanence depuis environ 4-5 ans. À un moment donné, ça n’allait plus tu tout, et il a fallu que je subisse une opération. Après avoir été opéré, j’ai marché avec des béquilles pendant deux semaines, et j’ai interrompu mon entraînement. Mais dès la deuxième semaine, j’ai suivi des thérapies quotidiennes pour stimuler la guérison.
Dès le 15e jour, je suis remonté sur mon vélo et, pendant deux semaines, j’ai suivi une rééducation à Macolin dans le cadre d’un cours de répétition militaire. Étroitement suivi par des physiothérapeutes et médecins, j’ai très rapidement pu reprendre l’entraînement et me consacrer à mon retour.
J’ai donc bon espoir que l’été et l’automne seront couronnés de succès!
Malgré ta troisième place aux championnats du monde, à l’automne, tu as dû partir toi-même à la recherche de sponsors. Comment gères-tu cette situation et la pression? Quels conseils peux-tu éventuellement donner aux sportifs amateurs qui souffrent également d’anxiété avant leurs compétitions?
En principe, la période dont nous disposons pour nous consacrer aux sponsors est relativement courte et prévisible. Dès que la nouvelle saison démarre, il faut pouvoir se concentrer à fond sur l’entraînement et les compétitions. Je suis d’autant plus reconnaissant de bénéficier du soutien de mon équipe jb Brunex® Felt Team.
Quant à la pression, elle est généralement «faite maison». C’est à chacun de décider s’il veut prendre du plaisir ou se mettre sous pression. En raison de mon opération, cette année constitue pour moi un défi particulier, mais j’ai de l’expérience en termes de blessures et connais bien les hauts et les bas. C’est qui est important, c’est de toujours accepter la situation dans laquelle on se trouve et d’aller de l’avant. Avoir des regrets ne sert à rien.
Mes conseils pour gérer la pression et l’anxiété: ayez confiance en vos points forts et en vos performances réalisées lors de l’entraînement. Essayez de rester détendus et ne vous laissez pas déstabiliser si vous avez par exemple l’impression d’avoir les jambes lourdes dès le départ.
Quels seraient, selon toi, les points essentiels pour réussir?
L’autodiscipline: chacun est responsable de lui-même. En faisant preuve de professionnalisme et en utilisant à bon escient le temps à disposition, la réussite viendra.
L'équipe, le matériel, l’entourage: bien que le VTT soit une discipline individuelle, les sportifs dépendent d’une équipe et d’un entourage compétent.
L’état d’esprit: accepter les défis avec légèreté et un état d’esprit positif, ça donne des ailes.
Privilégier la qualité plutôt que la quantité: la réussite dépend d’un entraînement ciblé.
De nombreux vététistes se sont inscrits à une course cette année. Quels sont les trois conseils que tu leur donnerais pour la préparation et la course?
Conseils avant la course:
Conseils pour la course:
As-tu un secret que tu pourrais nous dévoiler?
Il y a de tout et n’importe quoi sur le marché. Pour une compétition, il est important de veiller à choisir des produits qui sont vraiment efficaces, comme par exemple ceux de Winforce, afin de pouvoir fournir une meilleure performance.